Sciences Po
Lundi 18 Décembre 2017
   
Texte

1989 dans le monde

7 janvier (Japon) - mort de l’empereur nippon Hirohito après 62 ans de règne. Son fils ainé Akihito lui succède.

16 janvier (Tchécoslovaquie) - manifestation commémorant l’anniversaire de la mort de Jan Palach.

19 janvier (OSCE) - clôture de la troisième conférence sur les suites de la CSCE.

20 janvier (Etats-Unis) - Georges Bush entre à la Maison Blanche, succédant à Ronald Reagan.

(en détails)

2 février (CSCE) - réunion finale dans le cadre de négociations de Vienne sur les réductions mutuelles et l'équilibre des forces (MBFR).

3 février (Paraguay) - coup d’état organisé par le général Andres Rodriguez.

6 février (Pologne) - le principe de la "table ronde" est acté.

(plus de dates)

5 mars (Chine) - l’armée réprime les manifestations au Tibet. La loi martiale est introduite le 8 mars.

10 mars (Etats-Unis) - Plan Brady de réduction de la dette des pays en voie de développement.

19 mars (El Salvador) - Afredo Cristiani Burkard est élu Président.

26 mars (URSS) - Elections des membres du nouveau Congrès des députés du peuple.

(plus de dates)

4 avril (OTAN) - l'OTAN célèbre son 40e anniversaire.

5 avril (Pologne) - signatures des accords dits de la « table ronde » entre le pouvoir communiste et Solidarność.

(plus de dates)

2 mai (Hongrie) - le gouvernement hongrois de Miklos Németh décide de lever le rideau de fer sur la frontière austro-hongroise.

15-18 mai (Chine) - sommet sino-soviétique : les deux pays reprennent des relations normales, après 30 ans de tension.

24 mai (Sénégal) -  lors du sommet de la francophonie de Dakar, François Mitterrand annonce l’annulation d’un tiers de la dette publique des pays les plus pauvres.

25 mai (URSS) - élection de Mikhaïl Gorbatchev à la tête de l’Etat soviétique.

(plus de dates)

3 juin (Iran) - mort d’ayatollah Khomeini.

4 juin (Chine) - l’armée chinoise réprime les manifestations des étudiants sur la place de Tian'anmen à Pékin.

4 juin (Pologne) - élections législatives libres en Pologne : victoire de Solidarność.

27 juin (CEE) - le Conseil de l’Union européenne décide de l'embargo sur les armes en direction de la Chine.

30 juin (Soudan) - Omar Hassan Ahmed el Bechir prend le pouvoir.

(plus de dates)

6 juillet (Conseil de l'Europe) - discours de Gorbatchev à Strasbourg sur la « maison commune européenne ».

12 juillet (Hongrie) - visite de 2 jours du président américain George Bush.

14 juillet (France) - 200e anniversaire de la prise de la Bastille, symbole de la Révolution française.

30 juillet (Chili) - référendum sur les réformes constitutionnelles.

30 juillet / 30 août (Asie) - Conférence de Paris sur le Cambodge.

(plus de dates)

7 août 1989 (Amérique Latine) - Signature de l’accord de Tela par les cinq présidents d’Amérique centrale.

23 août 1989 (Pays baltes) - une chaîne humaine relie Tallinn, Riga et Vilnius pour exiger la publication des accords germano-soviétiques de 1939.

24 août (Pologne) - Tadeusz Mazowiecki devient Premier ministre.

27 août (Moldavie) - Déclaration d'indépendance.

(plus de dates)

 

4-7 septembre (Yougoslavie) - sommet des pays non-alignés à Belgrade.

20 septembre (Afrique du Sud) - Frederik de Klerk est élu président pour un mandant de 5 ans.

27 septembre (Cambodge) - retrait des troupes Vietnamiennes du Cambodge sous la pression internationale.

30 septembre (Sénégal) - dissolution de la Confédération sénégambienne.

(plus de dates)

5 octobre (Tibet) - Le prix Nobel de la paix est attribué au dalaï-lama, Tenzin Gyatso.

6-7 octobre (RDA) - visite de Gorbatchev à Berlin-Est à l’occasion du 40e anniversaire de la RDA.

18 octobre (RDA) - Erich Honecker, secrétaire général du parti communiste et chancelier de la RDA, quitte le pouvoir.

(plus de dates)

5 novembre (Moyen Orient / Liban) - signature de l’accord de Taëf.

8 novembre (Jordanie) - premières élections législatives générales depuis 1967.

9 novembre (Allemagne) - Chute du Mur de Berlin.

10 novembre (Bulgarie) - Démission de Todor Jivkov, au pouvoir depuis 1954.

15 novembre et 17 décembre (Brésil) - pour la première fois depuis 30 ans, les Brésiliens élisent le président dans les élections libres directes.

(plus de dates)

 

2-3 décembre (Etats-Unis / URSS) - sommet américano-soviétique à Malte.

6 décembre (Bénin) - Mathieu Kérékou annonce l’abandon du marxisme.

24 décembre (Libéria) - début de la guerre civile.

25 décembre (Roumanie) - la télévision annonce la condamnation à mort par un tribunal extraordinaire de Ceausescu et de sa femme Elena.

(plus de dates)

Chronologie détaillée

Janvier

7 janvier (Japon) - mort de l’empereur nippon Hirohito après 62 ans de règne. Son fils ainé Akihito lui succède.

16 janvier (Tchécoslovaquie) - manifestation commémorant l’anniversaire de la mort de Jan Palach. Les principaux opposants, dont Václav Havel, sont arrêtés. Elle fait suite aux autres manifestations organisées en 1988 : le 21 août 1988 (anniversaire de l’invasion soviétique) ; le 28 octobre (anniversaire de la fondation de l’État tchécoslovaque en 1918) ; le 10 décembre (quarantième anniversaire de la Déclaration des droits de l’Homme). En 1989, d’autres manifestations vont suivre : les 21 août et 28 octobre ; enfin, le 17 novembre 1989.

19 janvier (OSCE) - clôture de la troisième conférence sur les suites de la CSCE (Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe) qui s’est tenue à Vienne depuis le 4 novembre 1986. Dans leurs conclusions, les Etats constatent une évolution favorable des relations mutuelles, jugent insuffisante la mise en œuvre de certaines dispositions de l’Acte Final d’Helsinki et des autres documents de la CSCE, notamment en matière de respect des droits de l’Homme, et décident de renforcer leur coopération dans le cadre des suites de la conférence. La conférence a établi un système de suivi continu des accords sur les droits de l’Homme et les libertés fondamentales. Elle a lancé aussi deux nouvelles séries de négociations portant, d’une part, sur les forces armées conventionnelles en Europe (FCE) et, d’autre part, des négociations sur des mesures de confiance et de sécurité (MDCS).

20 janvier (Etats-Unis) - le président G.H. Bush succède à Ronald Reagan. Les débats sont vifs au sein de son administration sur l'attitude à adopter vis-à-vis de l'URSS.

Février

2 février (CSCE) - réunion finale dans le cadre des négociations de Vienne sur les réductions mutuelles et l'équilibre des forces (MBFR).

3 février (Paraguay) - coup d’Etat organisé par le général Andres Rodriguez contre le général Alfredo Stroessner (au pouvoir depuis 1954). Rodriguez est désigné président à titre provisoire. Il dissout le Congrès (parlement) dominé depuis des années par le Parti Colorado du général Stroessner et annonce de nouvelles élections législatives et présidentielles pour le 1er mai 1989. En même temps, il annonce que tous les partis politiques (à l’exception du Parti Communiste) peuvent se présenter aux élections. Il procède aussi aux changements à la tête du Parti Colorado (ses partisans Chaves, Argaña, et Ynsfrán sont nommés respectivement président, vice-président et le deuxième président du Parti). Il introduit les premières réformes qui ont pour but de redresser l’économie du pays. Durant la campagne, Rodriguez promet des réformes démocratiques et s’engage à combattre la corruption, à réduire le déficit de la balance commerciale extérieure du Paraguay et à renégocier la dette.

6 février (Pologne) - le gouvernement communiste, pour mettre un terme aux grèves, accepte l’organisation d’une Table ronde avec les représentants du syndicat Solidarité.

11 février (Hongrie) - la commission centrale du MSZMP approuve le principe d’une transition « graduelle et consciente » vers un système politique multipartite. Les deux principaux courants de l’opposition (le Forum démocratique, de tendance nationale-populiste, et l’Alliance des démocrates libres, de tendance sociale-libérale) se transforment en partis. Les mouvements d’opposition (huit) se réunissent sous la forme d’une conférence permanente appelée Table ronde de l’opposition (Ellenzéki Kerekasztal). En avril 1989, un dialogue s’établit entre l’opposition et le pouvoir sous la forme de commissions (dites « triangulaires » mais en réalité paritaires) dans lesquelles vont être négociées les dispositions légales nécessaires à la transition, dont une loi électorale instituant le pluripartisme et la refonte totale de la Constitution.

15 février (Afghanistan) – Achèvement du retrait des troupes soviétiques d’Afghanistan.

17 février (Méditerranée) – création de l’Union du Maghreb arabe entre l’Algérie, la Libye, le Maroc, la Mauritanie et la Tunisie. Traité de Casablanca.

17 février (Iran) - l’ayatollah Khomeini déclare la fatwa contre Salman Rushdie, auteur des Versets sataniques.

Mars

5 mars (Chine) - l’armée réprime les manifestations au Tibet. La loi martiale est introduite le 8 mars.

6 mars (CSCE) - début des négociations sur les mesures de confiance et de sécurité (MDCS). 35 Etats participants au processus de la CSCE y prennent part.

10 mars (Roumanie) - le service international de la BBC reçoit un document signé par six anciens dirigeants du parti qui désavouent la conduite politique et économique des affaires par Ceausescu. La conclusion du document est menaçante : « La Roumanie est et demeure un pays européen et doit, en tant que tel, progresser dans le cadre établi à Helsinki. Vous avez commencé à transformer la géographie du pays, mais vous ne pourrez transporter la Roumanie en Afrique. » Les auteurs de la lettre sont arrêtés, puis relégués dans des fonctions subalternes.

10 mars (Etats-Unis) - Plan Brady de réduction de la dette des pays en voie de développement.

12 mars (Moldavie) - le Mouvement Démocratique organise, devant le siège du Parti Communiste de Moldavie, les premières actions de protestation, en revendiquant « Langue, alphabet ! », « A bas les communistes ! ».

19 mars (El Salvador) - élections présidentielles. Afredo Cristiani Burkard, candidat de l’ARENA sort vainqueur. Il poursuit les négociations de paix avec le FFMLN (Front Fara-bundo Martí de libération nationale) entamées par le président Duarante. Le FFMLN, mouvement d’inspiration marxiste, mène la guérilla depuis les années 1970. En janvier 1981, soutenu par le Front sandiniste de libération nationale du Nicaragua et indirectement par Cuba, il s’engagera pleinement dans une guerre civile qui s’intensifiera tout au long des années 1980. Le mouvement est bientôt à même de contrôler certaines régions du pays. La guerre a complètement paralysé l’économie du pays. De nombreux paysans ont été victimes de répression de la part de l’armée salvadorienne qui les soupçonnait de collaborer avec la guérilla.

26 mars (URSS) - élections des membres du nouveau Congrès des députés du peuple. C’est la première élection nationale depuis 1917. Le PCUS en sort affaibli.

Avril

4 avril (OTAN) - l'OTAN célèbre son 40e anniversaire.

5 avril (Pologne) - signature des accords dits de la « Table ronde » entre le pouvoir communiste et Solidarność. Les accords prévoient la reconnaissance du syndicat Solidarité (jus-qu’alors interdit), l’établissement du pluralisme syndical, la démocratisation des institutions, la libéralisation de la presse (parution le 8 mai de Gazeta Wyborcza, premier journal indépendant, sous la direction d’Adam Michnik), l’organisation d’élections semi-démocratiques (le POUP conserve le quota de 65% des sièges à la Diète, les élections au Sénat sont entièrement libres) et un ensemble de mesures sociales et économiques pour redresser le pays.

Mai

1er mai (Paraguay) - élections législatives et présidentielles. Andrés Rodríguez Pedotti remporte 74% des voix. Il prête le serment le 15 mai. Le Parti Colorado gagne une forte majorité au Congrès (48 sur 72 à l’Assemblée nationale et 24 sur 38 au Sénat).

2 mai (Hongrie) - le gouvernement hongrois de Miklos Németh décide de lever le Rideau de fer sur la frontière austro-hongroise. Le processus dure jusqu’au 26 juin, lorsque le ministre des affaires étrangères de l’époque, Gyula Horn, et son homologue autrichien, Alois Mock, coupent la dernière partie des barbelés qui séparaient les deux pays à Sopron. Les frontières occidentales de la Hongrie seront définitivement ouvertes le 10 septembre.

7 mai (Panama) - élections présidentielles et législatives. Trois coalitions se présentent, chacune présentant un candidat à la présidence : Carlos Duque – la Coalition de libération nationale (COLINA) qui regroupe sept partis, Guillermo Endara – l’Alliance démocratique d’opposition civile (ADOC) qui en rassemble quatre et enfin Hildebrando Nicosia – le Parti panaméen authentique (PPA). Le 9 mai, le gouvernement publie des résultats donnant une victoire nette à Duque. L’opposition, les observateurs étrangers et le clergé protestent. Selon leur propre décompte, les élections ont été remportées par Guillermo Endara (par ailleurs soutenu par les Etats-Unis). Manuel Noriega, président sortant, refuse de reconnaître la défaite de son candidat Carlos Duque.

10 mai (Panama) – le gouvernement annule les résultats des élections pour des raisons de fraude. Les principaux candidats de l’opposition à la présidence sont agressés par des groupes paramilitaires partisans du général Noriega. Les manifestations sont également violemment réprimées. En même temps, le général Noriega s’octroie les pleins pouvoirs civils et militaires.

15-18 mai (Chine) - sommet sino-soviétique : les deux pays reprennent des relations normales, après 30 ans de tension.

24 mai (Sénégal) - lors du sommet de la francophonie de Dakar, François Mitterrand annonce l’annulation d’un tiers de la dette publique des pays les plus pauvres.

25 mai (URSS) - élection de Mikhaïl Gorbatchev à la tête de l’Etat soviétique.

29-30 mai (OTAN) - réunion au sommet spéciale du Conseil de l’Atlantique Nord à Bruxelles (4 avril). Une déclaration spéciale est publiée qui commémore le 40e anniversaire de l’Alliance et formule les objectifs de l'Alliance pour la prochaine décennie.

31 mai (Allemagne) – visite de George Bush en Allemagne. Il formule plusieurs propositions visant à promouvoir l’organisation d'élections libres et le pluralisme en Europe de l’Est et faire disparaître le mur de Berlin. Dans le discours à Mayence (Maintz), George Bush en appelle à dépasser l’ « endiguement », au profit de la construction d’une maison démocratique où l’Ouest rencontrerait l’Est dans un « commonwealth des nations libres ». Il demande à Gorbatchev de déchirer le Rideau de fer .

Juin

3 juin 1989 (Iran) - mort d’ayatollah Khomeini. L’Assemblée des experts choisit le président sortant, l’ayatollah Ali Khamenei, comme Guide Suprême. À son poste certains le considèrent comme un « dur » du régime, gardien des valeurs de la révolution islamique de 1979.

4 juin (Chine) - l’armée chinoise réprime les manifestations des étudiants sur la place de Tian-anmen à Pékin. Les violences font des centaines de morts. Les manifestations des étudiants chinois durent depuis plusieurs mois. A l’origine de ce mouvement, il y a, d’une part, la volonté de démocratiser le régime, et, d’autre part, la dégradation de la situation économique. L’agitation dans les universités (qui débute en 1986) prend de l’ampleur à partir du 15 avril 1989 à l’annonce de la mort de Hu Yaobang, écarté deux ans plus tôt de son poste de secrétaire général du parti et devenu pour les étudiants le symbole de la libéralisation. Désormais, les pétitions et manifestations se multiplient dans les grandes villes. Ce mouvement où participent des étudiants, des intellectuels et des journalistes, demande la libéralisation du régime, la lutte contre la corruption et la hausse des prix. Sous l’influence des événements en Europe de l’Est et en URSS, les protestataires radicalisent leurs revendications. Le pouvoir décide d’étouffer l’opposition. Le 20 mai, la loi martiale est proclamée. Dans la nuit du 3 au 4 juin, l’armée intervient sur place Tian-anmen.

4 juin (Pologne) - élections législatives libres en Pologne : victoire de Solidarność. L’opposition remporte les élections, soit 35% des sièges à la Diète (65% étant réservés au parti communiste et à ses alliés) et 99 sièges de sénateurs sur 100. Les principaux dirigeants communistes sont élus de justesse. Le nouveau Parlement élit (le 19 juillet) le général Wojciech Jaruzelski à la présidence de la République.

13 juin (Hongrie) - une table ronde officielle s’ouvre. Le pouvoir refuse pourtant de concéder aux revendications de l’opposition préférant un « socialisme démocratisé ». Sous l’effet des événements survenus à l’intérieur (obsèques solennelles des martyrs de 1956, défaite électorale des candidats du pouvoir dans les élections partielles) et à l’extérieur (changements en Pologne), le pouvoir décide d’accepter des changements. En septembre, un accord est signé qui porte sur les principes et les institutions d’une nouvelle république non socialiste.

13 juin (RFA) - visite de Mikhaïl Gorbatchev à Bonn. Il signe avec Helmut Kohl une déclaration commune sur les bouleversements récents des relations internationales.

16 juin (Hongrie) - obsèques solennelles des martyrs de 1956 : Imre Nagy, Pál Maléter, Géza Losonczy, József Szilágyi et Miklós Gimes. Ils sont enterrés dans le cimetière budapestois d’Újköztemetô. Le jour de ce second enterrement, des acteurs lisent la liste de toutes les vic-times de la révolution de 1956. A 12h30, les cloches résonnent dans tout le pays pour rendre hommage à Imre Nagy.

19 juin (Etats-Unis / URSS) -  réouverture des pourparlers sur la réduction des armements stratégiques (START), à Genève.

22 juin (Angola) – un cessez-le-feu signé à Gbadolite (Zaïre) entre le gouvernement (représenté par le président dos Santos) et l’UNITA (représenté par son chef, Jonas Savimbi).

26 juin (Moldavie) - actions de protestation organisée par le Front populaire sur la Place centrale à Chisinau, bientôt suivie par d'autres. Les participants de ces manifestations en appellent au démantèlement du régime communiste, à la proclamation de l'indépendance de la Moldavie à l'égard de l'URSS et à la reconnaissance de roumain comme langue officielle du pays.

27 juin (CEE) - le Conseil de la Communauté économique européenne, à l’instar des Etats-Unis, décide de « l’interruption par les Etats membres de l’Union européenne de toute coopération militaire et d’un embargo sur le commerce d’armes avec la Chine » en réponse à la répression particulièrement sanglante qui eut lieu notamment sur la place Tian-anmen.

30 juin (Soudan) - Omar Hassan Ahmed el Bechir prend le pouvoir. Il écarte Sadiq al-Mahdi, au pouvoir depuis 1986. Le général al-Béchir porte un coup d’arrêt à tout processus démocratique : tous les partis politiques ainsi que le Parlement sont dissous, il légitime les activités du Front national islamique de Hassan al-Touarbi, lance des offensives militaires dans le Sud et cherche à constituer une terre d’accueil pour tous les mouvements islamistes radicaux.

6 juillet (Conseil de l'Europe)discours de Gorbatchev à Strasbourg sur la « maison commune européenne ».

6 juillet (Hongrie) - décès de János Kádár, ancien dirigeant du pays et secrétaire générale du MSZMP depuis 1985. La date est très symbolique : le jour de sa mort, la Cour suprême annonce la réhabilitation d’Imre Nagy.

8 juillet (Argentine) - les élections législatives et présidentielles dans le contexte d’une crise économique très grave. Aussi, la campagne électorale porte-t-elle essentiellement sur des questions économiques (inflation et déficit budgétaire sans précédent, dette extérieure et inté-rieure, dévaluation de la monnaie) et auxquels le gouvernement d’Alfonsin n’a pu remédier. Le président sortant Angeloz n’étant pas rééligible, les principaux candidats à la présidence : Carlos Saul Menem, du Parti justicialiste (PJ), et Eduardo Angeloz, de l’Union civique radi-cale (UCR). La campagne apparaît comme la confrontation de deux personnalités et visions économico-politiques. Menem (slogan « Suivez-moi ») se présente comme le péroniste du peuple. Angeloz (slogan « Pour un changement en douceur ») est partisan du libéralisme. C’est Menem qui gagne ces élections et son Parti justicialiste emporte les élections législatives. Ainsi, les Péronistes reviennent-ils au pouvoir après une absence de 13 ans.

9 juillet (Pologne) - visite de 3 jours du président George Bush.

12 juillet (Hongrie) - visite de 2 jours du président américain George Bush.

14 juillet (France) - 200e anniversaire de la prise de la Bastille, symbole de la Révolution française.

25-28 juillet (Cambodge) - les trois groupes d’opposition et le gouvernement de Phnom Penh ont des entretiens directs en Indonésie.

30 juillet (Chili) - référendum sur les réformes constitutionnelles (limitation du rôle du Conseil de sécurité nationale, mandat présidentiel à 4 ans). Le Congrès bicaméral chilien était dissous depuis le coup d’Etat organisé par la junte militaire sous la direction du général Augusto Pinochet en septembre 1973. Après que dans le référendum du 5 octobre 1988, la majorité de la population s’est prononcée contre la reconduction du mandat de président du général Pinochet (jusqu’en 1997), les élections présidentielles et législatives libres ont été annoncées. Dans le référendum, il s’agit donc de préparer la base juridique de ces élections.

30 juillet / 30 août (Cambodge) - conférence de Paris sur le Cambodge : le processus de paix est influencé par les événements du printemps 1989 en Chine. L'attitude intransigeante de la Chine qui refuse de reconnaître le génocide organisé par le Khmers rouges mène les négociations dans une impasse.

Août

7 août (Amérique Latine) - signature de l’accord de Tela par les cinq présidents d’Amérique Centrale qui a pour but de stabiliser la situation en Amérique Centrale. Il presse le Front Farabundo Marti pour la libération nationale (FFMLN) d’engager des discussions avec le gouvernement du Salvador. Il presse aussi de mettre fin à la guérilla armée (Contras) contre le régime sandiniste (communiste) du Nicaragua, moyennant une promesse de démocratisation du régime de Daniel Ortega.

14 août (Afrique du Sud) - PW Botha, au pouvoir depuis 1978, annonce sa démission. Cette décision termine une crise politique ouverte de plusieurs mois. En effet, PW Botha, affaibli par une attaque cérébrale, décide, en février 1989, de ne plus cumuler le poste du président de la Ré-publique et le poste du chef du Parti national. C’est ainsi que le Parti national élit son nouveau leader : Frederik de Klerk. La séparation de ses fonctiosn en deux postes qui sont désormais assurés par deux personnalités ambitieuses provoque des tensions et des rivalités. Après une inopportune déclaration sur le voyage que De Klerk envisage d'effectuer en Zambie à la fin d'août, Botha est finalement contraint de démissionner trois semaines avant les élections législatives prévues pour le 6 septembre. Frederik De Klerk devient président par intérim.

19 août (RDA) - lors du "Pique-nique paneuropéen" à la frontière austro-hongroise, 600 ressortissants de RDA parviennent à fuir. La représentation permanente de la RFA à Berlin-Est et ses ambassades à Budapest et à Prague, submergées, doivent fermer leurs portes. L’exode massif de réfugiés de la RDA s'accroît. Depuis le 10 septembre, la Hongrie autorise tous les ressortissants de RDA présents sur le territoire hongrois à rejoindre la RFA en transitant par l’Autriche. Le 12 septembre, le gouvernement polonais promet à tous les ressortissants est-allemands réfugiés dans l’ambassade de la RFA à Varsovie de ne pas les expulser vers la RDA.

23 août (Pays baltes) - Les Fronts Populaires estoniens et lettons ainsi que le Sajudis lituanien organisent la plus grande chaîne humaine de l'histoire entre Tallinn, Riga et Vilnius pour attirer l'attention des médias occidentaux sur l'illégalité du Pacte Molotov-Ribbentrop et leur volonté d'indépendance. La Voie Balte est depuis classée au patrimoine de l'UNESCO.

24 août (Pologne) – Tadeusz Mazowiecki, représentant de Solidarnosc, est désigné à former le gouvernement. En effet, depuis les élections, une crise politique a lieu en Pologne, le POUP étant incapable de constituer un gouvernement de coalition. Suite à un fameux éditorial d’Adam Michnik dans Gazeta Wyborcza (« Votre Président, notre Premier ministre »), cette mission est confiée à Tadeusz Mazowiecki. Son gouvernement, inauguré le 12 septembre, introduit en très peu de temps des réformes nécessaires pour redresser le pays et surtout son économie. À majorité composé des représentants de l'opposition, deux ministères-clés du nouvel gouvernement restent encore entre les mains des communistes: l’Intérieur et la Défense.

Septembre

6 septembre (Afrique du Sud) - élections législatives. Le Parti national, tout en conservant sa position du parti dominant, a perdu des sièges en faveur des autres formations. Le nombre des sièges qu’il contrôlait est passé de 120 à 94.

13 septembre (El Salvador) - un dialogue s’ouvre entre le nouveau gouvernement du Salvador et le FMLN au Mexique, puis se poursuit au Costa Rica en octobre, sans résultat.

20 septembre (Afrique du Sud) - Frederik de Klerk est élu président pour un mandat de 5 ans.

27 septembre (Cambodge) - retrait des troupes vietnamiennes du Cambodge sous la pression internationale.

30 septembre (Sénégal) - dissolution de la Confédération sénégambienne.

Octobre

5 octobre (Tibet) - le prix Nobel de la paix est attribué au dalaï-lama, Tenzin Gyatso.

5 au 7 octobre (Hongrie) - le MSZMP tient son dernier congrès au cours duquel il proclame sa dissolution. Le parti socialiste hongrois, le MSZP, lui succède.

6-7 octobre (RDA) - visite de Gorbatchev à Berlin-Est à l’occasion du 40e anniversaire de la RDA. Gorbatchev se prononce ouvertement en faveur des réformes. Il déclare : « La vie sanctionne ceux qui arrivent trop tard ». Des manifestations ont lieu à Berlin-Est.

9 octobre (RDA) - Des manifestations pacifiques commencent à Leipzig. A partir du 4 novembre, le mouvement gagne toute la RDA. Les protestataires demandent des réformes démocratiques et le respect des libertés civiques.

18 octobre (Hongrie) - Selon la nouvelle constitution adoptée par le Parlement hongrois, la République de Hongrie devient « un Etat de droit libre, démocratique et indépendant ».

18 octobre (RDA) - démission d’Erich Honecker, secrétaire général du parti communiste et chancelier de RDA. Egon Krenz lui succède.

Novembre

5 novembre (Liban) -  signature de l’accord de Taëf. Résultat des efforts politiques d’un comité composé du roi Hassan II du Maroc, du roi Fahd d’Arabie saoudite, et du président Chadli d’Algérie, avec le soutien de la diplomatie des Etats-Unis, il avait pour but de mettre fin à la guerre civile libanaise.

7 et 11 novembre (Namibie) - élections des membres de l’Assemblée constituante. Aux termes des dispositions transitoires de la Constitution de 1990, cet organe est devenu l’Assemblée nationale le 21 mars 1990 (jour de l’indépendance). Ancienne colonie allemande, la Namibie (Sud-Ouest africain) était depuis 1920 un mandat administré par l’Union sud-africaine dans le cadre de la Société des Nations. La question de la Namibie est devenue l’un des plus long feuilletons juridiques dans l’histoire de l’ONU, l’Afrique du Sud refusant de placer ce territoire sous le système de tutelle prévu par la Charte des Nations Unies. En effet, le gouvernement de Pretoria considérant que l’ONU n’était en aucun cas héritière de la SDN. En 1978, les Nations Unies ont élaboré un plan pour l’indépendance du territoire. L’Afrique du Sud a refusé de mettre en œuvre ce plan jusqu’à la conclusion d’un accord de paix régional en décembre 1988 liant cette indépendance au retrait des troupes cubaines de l’Angola. Les élections se sont déroulées sous le contrôle des forces de maintien de la paix et des observateurs internationaux mis en place par le Groupe d’assistance des Nations Unies pour la période de transition (GANUPT). Selon les résultats définitifs annoncés le 14 novembre, les élections auxquelles participaient une dizaine des partis politiques ont été remportées par la SWAPO (ancien mouvement de libération). SWAPO a gagné le plus grand nombre des sièges (41 sur 72), sans toutefois atteindre la majorité des deux tiers qui lui aurait permis de rédiger toute seule la Constitution de l’indépendance. La DTA (l’Alliance démocratique de la Turn-halle), soutenue par l’Afrique du Sud, a obtenu 21 sièges. L’Assemblée constituante devait rédiger la nouvelle constitution régissant l’accession du pays à la souveraineté internationale.

8 novembre (RDA) - Hans Modrow remplace Egon Krenz à la tête du gouvernement est-allemand. Les manifestations continuent. Dans de nombreuses villes du pays, la population manifeste pour demander la tenue d’élections libres.

8 novembre (Jordanie) - premières élections législatives générales depuis 1967. Dissoute en novembre 1974, la Chambre a été convoquée à nouveau en janvier 1984. Mais en juillet 1988, elle a été de nouveau dissoute par décret royal. Suite aux émeutes populaires (provoquées surtout par la dégradation de la situation économique), le roi Hussein a accepté de procéder à des mesures de libéralisation politique. Il autorise les partis politiques interdits depuis 1957 et annonce la tenue des élections. Lors d’une conférence de presse tenue deux jours après le vote, le roi Hussein s’engage à poursuivre le processus de réforme et de démocratisation et annonce le projet d’une nouvelle charte nationale.

9 novembre (RDA) - Chute du mur de Berlin. Lors d'une conférence de presse retransmise par la télévision, Günter Schabowski, membre du Politbüro, annonce de nouvelles dispositions en matière de voyages à l’Ouest qui sont applicables « tout de suite, sans délai ». Les Berlinois de l'Est et de l'Ouest commencent à se réunir devant le Mur qui s'écroule sous leur pression. Helmut Kohl, alors en visite officielle en Pologne, revient immédiatement à Berlin. Devant l’Hôtel de Ville, il déclare : « Nous nous trouvons maintenant devant l’épreuve de vérité. Au cours de ces journées, nous n’avons cessé de recevoir de nos compatriotes d’en face, de RDA, de Berlin, de Leipzig, de Dresde et de bien d’autres villes, un message de prudence – un message qui dit qu’en ce moment heureux, mais aussi difficile, de l’histoire de notre peuple, il est important de rester prudent et d’agir avec sagesse. […] Agir avec sagesse signifie à présent prendre l’exacte dimension de l’évolution internationale, européenne et allemande. […] »

10 novembre (Bulgarie) - démission de Todor Jivkov au pouvoir depuis 1954 en Bulgarie. Il est remplacé par le communiste réformateur Petar Mladenov. La chute de Jivkov a été précipitée par une vague de répression à l’égard de la minorité turque dont il a été instigateur dès le printemps 1989. Cette minorité a été d’ailleurs victime de l’assimilation forcée tout au long de l’époque communiste. En septembre, sous la pression de la CSCE, le Bulgarie accepte d’accorder des passeports à ses ressortissants d’origine turque. 320 000 personnes peuvent ainsi émigrer vers la Turquie voisine, ce qui déstabilise en partie l’économie du pays. Petar Mladenov, au cours des mois précédents, avait pris ses distances avec la politique d’assimilation de la minorité musulmane. Il a regroupé autour de lui des communistes modérés qui forceront Jivkov à la démission.

15 novembre et 17 décembre (Brésil) - pour la première fois depuis 30 ans, les Brésiliens élisent le président dans les élections libres directes. Luiz Inacio Lula da Silva (16,1%) met au ballotage Fernando Collor de Mello (28,5%). Ce dernier gagne au deuxième tour.

17 novembre (Tchécoslovaquie) - début de la « Révolution de velours ». La manifestation estudiantine est organisée pour commémorer le 50e anniversaire du décès de Jan Opletal, étudiant à la faculté de médecine mort des suites de ses blessures lors d’une intervention brutale des nazis. Les obsèques de Jan Opletal, le 15 novembre 1939, s'étaient transformées en une manifestation nationale d’étudiants contre l’occupation hitlérienne. La manifestation du 17 novembre 1989 est dispersée dans la violence ce qui suscite un mouvement de la population contre le gouvernement. Elle se rallie d’une manière spontanée aux revendications du Forum civique qui vient d’être créé et à la tête duquel se trouve Vaclav Havel. A partir de cette date, les manifestations seront quasi permanentes et ce jusqu’à l’élection de Václav Havel à la présidence de la République le 29 décembre 1989.

24 novembre (Tchécoslovaquie) - le secrétaire général du parti communiste tchécoslovaque Milos Jakes démissionne. Karel Urbanek devient Secrétaire général et prône le dialogue avec le Forum civique. Il occupe le poste moins d’un mois. Le 28 novembre, le Parti communiste annonce qu’il abandonne sa mainmise sur le pouvoir politique. À sa demande, l’Assemblée fédérale vote l’abolition de l’article de la constitution sur le rôle dirigeant du PC.

26 novembre (Comores) - assassinat du président Ahmed Abdallah. Abdallah était devenu président en 1978 à la suite d'un coup d’Etat organisé par le mercenaire français Bob Denard. Celui-ci est devenu chef de la garde présidentielle et homme fort du régime. En 1989, Abdallah fait voter un amendement constitutionnel lui permettant de briguer un autre mandat. Il prend ses distances avec Denard en décidant de l’expulser et de supprimer la garde présidentielle. Peu de temps après, il est tué dans sa résidence de Moroni. Denard est vite accusé d’être l’auteur de ce meurtre.

26 novembre (Hongrie) - le référendum « des quatre oui » suite à la pétition des démocrates libres qui propose, entre autres, que l’élection présidentielle soit reportée à une date postérieure aux législatives. Autres questions : la dissolution de l’organisation des « Gardes ouvriers » et le retrait du contrôle politique des lieux du travail.

28 novembre (Allemagne) - le chancelier Helmut Kohl propose dans ses « dix points » une coopération étroite entre les deux États destinée à aboutir à une confédération, puis à une fédération allemande. Le chef du gouvernement à Berlin-Est, le communiste réformateur Hans Modrow, plaide pour une « communauté de traités ».

 

Décembre


2-3 décembre (Etats-Unis / URSS) – sommet américano-soviétique à Malte.

4 décembre (Pacte de Varsovie) -  réunion au sommet à Moscou des dirigeantes de l’Organisation du Triaté de Varsovie. Ils publient une déclaration commune condamnant l’invasion de la Tchécoslovaquie par les armées du Pacte de Varsovie en 1968 et dénonçant la "doctrine Brejnev".

6 décembre (Bénin) - Mathieu Kérékou annonce l’abandon du marxisme. Au début de 1989, le Bénin est endetté au point d’être en quasi-faillite. Les salaires des fonctionnaires et les bourses des étudiants sont payées avec quelques mois de retard. La dégradation de la situation économique n’est pas sans provoquer le mécontentement de la société. Des grèves éclatent dans plusieurs secteurs : d’abord, le 9 janvier, à l’Université, ensuite, en novembre, parmi les fonctionnaires. En dépit de cette agitation, Mathieu Kérékou se fait réélire, le 2 août à la présidence de la République. Toutefois, il est vite amené à engager le processus de démocratisation.

7-11 décembre (Bulgarie) - les groupes dissidents fondent l’Union des forces démocratiques (UFD). Le 9 novembre, l’UFD mobilise la population lors des manifestations à Sofia. Elle obtient du gouvernement qu’il amende la Constitution, mette un terme au monopole du parti communiste et permette aux turcophones de reprendre leurs noms musulmans.

14 décembre 1989 (Chili) - élections législatives et présidentielles. Patricio Aylwin Azocar est l’unique candidat de la Concertation pour la démocratie, une large alliance de 17 partis centre-gauche. La campagne électorale a été dominée d’abord par les réformes constitutionnelles, ensuite, par des problèmes économiques et sociaux que connaît le pays (santé, loge-ment, salaire minimum et emploi, commerce extérieur, lutte contre les violations des droits de l’homme). Aylwin emporte ces élections sur Hernan Büchi Buc, ancien Ministre des Finan-ces, soutenu par le Gouvernement et Francisco Javier Errazuriz, un autre candidat de droite. La PDC, parti d’Aylwin, emporte également des élections législatives.

15 décembre (CEE) – signature de la Convention de Lomé (accord Lomé IV) avec 69 Etats ACP.

16 décembre (Roumanie) - début de la Révolution roumaine. Des manifestations commencent à Timisoara (Transylvanie) en soutien à un pasteur hongrois, Laszlo Tökes, défenseur des droits de l’Homme de la minorité hongroise en Roumanie. Après que l’armée a tiré sur la foule, des manifestations s'amplifient.

19 décembre (URSS / OTAN) -  visite d'Edouard Chevardnadze, ministre soviétique des affaires étrangères, au siège de l’OTAN. Il rencontre le Secrétaire général, Manfred Wörner, et les Représentants permanents des pays membres.

20 décembre (Roumanie) - à Timisoara, en Roumanie, l’armée et la police ouvrent le feu sur des milliers de manifestants hostiles au gouvernement.

20 décembre (Panama) - début de l’intervention des Etats-Unis sous le nom Just Cause. Lors de la conférence de presse, George Bush explique ainsi les buts de l’opération Just Cause : “The goals of the United States have been to safeguard the lives of Americans, to defend democracy in Panama, to combat drug trafficking, and to protect the integrity of the Panama Canal treaty,” ajoutant qu'il a demandé aux forces armées “to bring General Noriega to justice in the United States.” Le meme jour, Guillermo Endara devient président du Panama après avoir prêté serment dans une base militaire américaine.

21 décembre (Roumanie) - adresse de Nicolae Ceauşescu devant une foule à Bucarest où il critique les émeutes de Timişoara. La révolution commence à Bucarest. Ceauşescu est arrêté, le 22 décembre, avec sa femme Elena quand ils essaient de prendre la fuite. Le conseil du Front de salut national, dirigé par l’ancien dirigeant communiste Ion Iliescu, prend le pouvoir et promet des élections libres. Le 25 décembre,  Ceausescu et sa femme sont condamnés à mort et exécutes.

24 décembre (Libéria) - début de la guerre civile. Les rebelles du NPFL sous la direction de Charles Taylor envahissent le pays du côté de la Côte d’Ivoire.

26 décembre (Bénin) - ouverture d’une conférence nationale. Elle se termine le 18 février 1990 recommandant le multipartisme et la tenue d’élections libres.

28 décembre (Tchécoslovaquie) - Alexander Dubcek est élu chef du Parlement.

29 décembre (Pologne) - Le Parlement polonais abolit la suprématie du parti communiste et redonne au pays le nom de République de Pologne.

29 décembre (Tchécoslovaquie) - Vaclav Havel est élu Président à l’unanimité par l’Assemblée fédérale encore à 85% communiste.